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Présentation

  • Lyzis et son L
  • : 10/12/2007
  • : Lire : Ici
Jeudi 23 décembre 4 23 /12 /Déc 08:15

 

 

Suite aux morigénassions d’un illustre Renard de mes amis, je me suis studieusement penchée sur mon dernier texte…

Il me grondait, car disait-il, comme à mon habitude, j’avais publié à la va vite, écrit d’un trait et posté sans relire, sans élaguer… Je lui avais parait-il promis de ne plus le faire (me connaissant, il est fort étonnant que je fasse ce genre de promesse…) Enfin bref, je m’y suis collée.

Mea culpa, évidemment qu’il y avait des mots en trop… des phrases bancales… des tournures approximatives… et bien ça y est, 20 minutes et j’ai tout remis d’équerre… enfin… plus droit…

Je vous livre donc la version améliorée… mais dîtes moi donc si vous appréciez vraiment les 20 minutes de plus… parce que bon… si ça ne change rien pour vous… 

Quoi ? vous me traitez de faignante ? Pfffff Vous n’y êtes pas du tout… c’est juste parce que quand tous les mots sont sortis de ma tête, je suis trop impatiente de les partager avec vous… Je trépigne jusqu’à l’arrivée de L. Il lit le premier et hop… je balance… je poste pour vous…

Bon j’arrête là mes élucubrations et vous souhaite bonne relecture…

 

 

 

Conte du fond des bois

 

C’était un ours… un ours très timide… si timide que personne ne pouvait prétendre l’avoir vraiment approché.

On l’entendait parfois chanter ou pleurer sa solitude… on pouvait repérer ses traces de colère sur l’écorce d’un arbre ou son passage en force dans les taillis dévastés.

Mais nul ne savait où il dormait… ce qu’il faisait de ses journées… ce qu’il poursuivait la nuit…

 

Ce fut une nuit d’hiver… froide et blanche… que Lys l’elfe se perdit dans la grande forêt. Ses forces diminuaient avec la montée de l’astre lunaire… sa peau devenait translucide… sa longue chevelure noire de geai ne la protégeait plus des flocons… ses bras et ses jambes nues s’engourdissaient…

Elle finit par s’assoir à l’abri des racines d’un chêne et de sa voix de cristal entonna une mélodie aux accents étranges et tristes…

 

Notre ours se trouva attiré irrésistiblement par ce chant envoutant. Il se cacha à proximité afin d’observer sans être vu cette petite créature filiforme et diaphane. Au fur et à mesure que se déroulait la mélopée un sentiment d’assurance montait en lui. Il se sentait si puissant face à cette voix fragile… si chaud face à cet être minuscule… En même temps un désir puissant de juguler cette détresse vivante s’emparait de lui.

 

Il fut sur elle en quelques enjambées et planta ses petits yeux interrogateurs dans les pupilles immenses de Lys. Elle avait bien trop froid pour avoir peur et était bien trop faible pour bouger. Alors… tout doucement il tendit sa grosse patte vers elle…  délicatement… conscient de sa fragilité. Il caressa ses cheveux en écartant la neige et en appréciant le soyeux. Elle ne bougeait toujours pas ses grands yeux écarquillés… comme perdue dans un songe…

 

Il l’attrapa à bras le corps et se redressant la serra contre sa large poitrine. Il la serrait un peu fort, mais sa chaleur était un petit bonheur pour le minuscule corps gelé. Il se mit en route, résolu à l’emmener dans sa tanière… son instinct le poussait à la mettre au chaud… il se sentait fort face à cette petite chose étrange.

 

Il la jeta à l’entrée le temps de faire le tour de son antre.  La petite chose était inerte quand il la ramassa pour l’installer au fond sur sa couche. Elle ne pesait presque rien et son corps était froid. Alors il s’allongea contre elle, l’entoura de ses pattes, de son propre corps et souffla sur elle sa chaleur.

 

Peu à peu les joues d’abord reprirent des couleurs… elles se tintaient de rose. Le corps frêle rosit lui aussi, lentement. Il semblait prendre du poids, de la consistance. Puis les yeux immenses et d’un gris lunaire s’ouvrirent, plus profonds, plus lumineux. Les lèvres enfin s’étirèrent en un faible sourire carmin.

 

Lys porta ses mains comme deux papillons de soie blanche devant le souffle brûlant. Elle les y fit danser et les posa délicatement sur le long museau, en une douce caresse. L’ours cessa de souffler. Il respira profondément l’effluve de la petite chose qu’il serrait contre lui. Instinctivement il sortit sa longue langue et goûta le visage qu’elle lui offrait. Quand il atteignit le cou, il ne put se retenir et posa ses dents acérées au creux que formait son épaule.  Mais il ne fit pas perler le sang, s’arrêtant juste à temps… elle entourait son encolure de ses bras et ce contact provoquait chez lui une langueur. Il n’osait plus bouger.

 

Peu à peu elle se lova contre lui, frottant son torse de ses mains et de son corps entier. Une caresse étrange qui le détendait tout en lui électrisant l’échine. Elle absorbait sa chaleur, reprenait vigueur et couleur. Il ne la tenait plus qu’à peine, la laissant onduler contre lui. Quand une odeur entêtante de femelle atteint sa truffe, l’instinct brouilla définitivement ses pupilles.

 

Il commença à fouiller son corps du museau cherchant le lieu de ses parfums enivrants. Il entreprit de s’abreuver au creux de ses cuisses à grand coups de langue. Elle ne se défendait pas, clouée au sol par la masse et la volupté innocente de l’ours. Elle se sentait fondre sous la tendresse brutale. Plus il pénétrait sa douceur mielleuse, plus sa virilité durcissait… Plus il voulait étancher sa soif, plus grande était son insatisfaction…

 

Elle commença à avoir peur, à sentir les crocs frôler ses chairs tendres, à percevoir l’agitation folle qui s’emparait de lui. Elle comprit qu’il ne savait ce qui lui arrivait, qu’il avait lui aussi peur, qu’il paniquait et s’agaçait. Elle entreprit de le guider, le rassurer. Elle caressa sa lourde tête de ses mains expertes et l’imposante verge de ses pieds menus. La surprise puis le plaisir calmèrent la folie qui le gagnait. Il se mit à laper plus calmement les liqueurs qui abondaient maintenant du calice de la belle. Ses grognements de satisfaction lui faisaient fermer les yeux. Elle s’appliquait à frôler ou pétrir le chibre sur toute sa longueur, en appréciant la douceur autant que le calibre.

 

Il finit par cesser de la lécher pour profiter des caresses le long de son cou, derrière ses oreilles autant et de celles qu’elle prodiguait si habilement à son membre dur. Avec beaucoup de douceur et de fermeté, mais sans jamais cesser ses flatteries, elle le poussa à se coucher sur le dos. Elle s’installa alors sur son grand corps et l’enveloppa de toute sa douceur. Elle utilisait chaque mouvement pour le caresser… tous ses membres… ses voiles maintenant multicolores… sa chevelure nerveuse… sa langue agile… ses lèvres fraiches… ses dents aigues… Elle l’enivrait de sensations qui lui donnaient à croire que chaque instant apporterait la délivrance… mais qui créaient toujours plus de tension…

 

La fièvre le gagnait mais l’anesthésiait aussi. Elle se gavait de sa chaleur, de sa vie puissante et ses sens s’exacerbaient… un feu couvait de plus en plus impérieux dans son ventre. Elle fini par caresser de sa fleur de miel le membre tendu. Lui ne bougeait plus, vidé de ses forces mais tendu vers un désir qui prenait peu à peu forme. Quand elle n’y tint plus et s’empala avec lenteur, un vertige le prit. Elle était si petite et son membre si grand qu’elle se sentait emplie, écartelée rien qu’en glissant sur le gland. Elle se mit à onduler du bassin avec précaution, juste suffisamment pour sentir sa chair s’ouvrir et s’inonder.

 

La folie prit possession d’elle pas à pas… elle montait et descendait le long de la tige raide de plus en plus vite… de plus en plus loin… Loin cependant de l’engloutir… loin de lui offrir ce qui devenait une obsession dans l’esprit engourdit de l’ours. Elle continuait à le vider de ses ressources vitale… mais sa jouissance dépendait de celle de l’animal… elle n’avait d’autre issue que de le mener à l’apothéose. Elle se déchainait pour atteindre son but… usait ses forces en sentant monter en lui la sève… en sentant son sexe durcir encore, enfler encore…

 

Un battement de cœur plus puissant… un spasme rouge envahissant son esprit… et l’animal regroupa tout ce qui lui restait de puissance pour se retourner. Il l’écrasa de tout son poids avant de se redresser sur ses pattes avant. Il poussa d’un coup de rein mais elle recula en hurlant… un cri de frayeur autant que de plaisir fou... qui explosa dans la tête déjà chavirée du grand animal. Il enserra d’une seule patte la nuque souple… pour la maintenir… l’empêcher de fuir… la sentir à sa portée… s’enfoncer dans sa fournaise tendre… la faire hurler encore et encore…

 

Quand,  sa prise assurée, il entra en elle centimètre par centimètre… la mélopée formidable qui s’échappa des lèvres vermeilles, résonna sous la voute de pierre et pénétra  l’immense carcasse en sursis de l’ours. Il concentra ses dernières forces pour entamer un va et vient lent et profond… Il sentait monter au bout de sa verge… son énergie vitale… Il était en elle… en son corps… en son cœur… en ses entrailles de lave incandescente… Elle laissait s’échapper d’elle tous les cris de douleur et de plaisir mêlés… Le volcan en elle inondait jusqu’à ses os… Le membre qui la pourfendait… qui déchirait ses chairs… emplissait sa tête de papillons multicolores… lui faisait quitter terre…

 

Enfin, dans un concert assourdissant, il rugit… l’inondant de son dernier souffle de vie… elle hurla… dévastée par un orgasme mortel…

Par Lyzis - Publié dans : Fantaisies imaginaires
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