Ici


Ici, vous trouverez des mots en files, que j’enfile comme les perles de colliers érotiques, au fils de mes idées fantasques, de mes fantasmes et de nos frasques…

Un peu de Lui, un peu de nous, beaucoup de moi et j’espère surtout… du plaisir pour vous.

Je prends rarement les choses au sérieux, surtout pas moi, alors ce lieu est comme nous… malicieux.

Amusez-vous…

Pour nous écrire : Ici


Ps : La publicité très désagréable m'est imposée. Je cherche un moyen de créer ailleurs sans cet inconvénient. Mais c'est difficile de trouver et de tout refaire. Alors, je vous remercie de votre patience en attendant que nous déménagions.

Lyzis

Dimanche 8 novembre 2009

Je veux sentir tes mains sur ma peau, sur mon corps…

 

Je ne veux pas, pas ici, pas ainsi, pas si fort, pas… si tendrement, si… précisément…

 

Je veux que tu continues, que tu insistes, là, maintenant, quand tu veux, ou tu veux, n’arrêtes pas, s’il te plait…

 

 

Je veux tes yeux sur moi, sur mes rondeurs, mes zones d’ombres…

 

Je ne veux pas, pas si vite, pas si intense, pas en ces lieux… en ces présences…

 

Je veux me sentir belle sous tes regards, encore plus profondément me refléter dans tes miroirs, exister nue simplement pour toi…

 

 

Je veux ta peau contre ma peau, ton corps épousant le mien…

 

Je ne veux pas m’ouvrir à toi si facilement, pas si indécente sous ton désir…

 

Je veux être à toi, entière, t’appartenir, te ressentir au plus profond de moi, laisser la vague de plaisir me noyer et... m’abandonner à toi…

 

Par Lyzis - Publié dans : Elle
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Jeudi 5 novembre 2009
 

La cravache claque le long de la jambe de pantalon…

Mon esprit se révolte… mon échine se hérisse…

-Ici ! Allez !

Je ne voudrais plus être là. Je supplie muette, mais rien n’y fait.

 

Une fois debout plantée devant, je sais que je ne pourrai plus reculer.

Il me déshabille… je me tortille, mal à l’aise… mais deux trois claques sur les fesses me rappellent à l’ordre.

Ne plus penser… ne plus savoir…

 

Du plat de la cravache il suit les courbes et le contact provoque le frisson…

-Les mains derrière la nuque. Bien !

Les mots sensés me flatter, mettent mon orgueil à rude épreuve…

Marcher… tourner… lever une jambe… tout est soudain plus difficile…

 

-Plus cambrée… les mains derrière le dos… plus haut… les seins fiers…

Chaque ordre est accompagné du bout de la cravache… sans douleur… fermement…

-Les jambes écartées… le menton… plus haut… fière… Voilà !

 

Je prends soudain une conscience limpide de ma position…

Je suis debout, jambes légèrement écartées, reins cambrés à l’extrême, seins tendus et arrogants, menton et front hauts, impertinente dans l’obéissance…

Une vague de fierté m’envahit…

 

C’est le moment qu’il choisit pour me toucher…

Il pose délicatement ses doigts sur mon sexe…

Je ne peux retenir ni le gémissement de plaisir-surprise, ni le mouvement de repli de mon corps…

 

Tout est à refaire… position parfaite dans le brouillon soudain de ma tête…

Injonction de ne pas bouger d’un millimètre… cravache sous le menton…

Comment tenir mon corps, retenir l’émoi, quand le plaisir est là ?

La confusion augmente avec la précision des gestes…

 

Plus tendue que jamais, mon esprit écartelé entre le maintien et l’abandon, je sens mon corps si fort, au bout de la cravache et de ses doigts…

Je tente de me concentrer sur mon menton effronté… et… la jouissance explose en moi sans prévenir… me submerge… m’inonde… me dompte…

Par Lyzis - Publié dans : Anecdotes sucrées, salées...
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Lundi 26 octobre 2009

-   Venez ! Approchez !


Elle se lève avec lenteur, mesurant chacun de ses gestes.

Elle baisse la tête, replie ses jambes et poussant sur ses bras, se redresse. Elle croise ses mains derrière le dos. Relève doucement le menton et se cambre instinctivement, sous le regard qui l’aimante.

 

Approchez ! Allez !


 

Elle baisse de nouveau les yeux sur la pointe de ses chaussures.

À pas mesurés, elle glisse vers l’homme.

Elle sait déjà qu’elle se laissera faire… elle sent déjà son corps frémir…


  -   Je vous trouve bien lente… Je n’apprécie guère de me répéter !


 

 

Son ton la pétrifie et provoque en même temps qu’un début de révolte… un frisson d’émotion… Elle voudrait tout à la fois, lever les yeux et sortir les griffes… mais aussi… lui faire plaisir et vivre ce qu’il imagine pour elle…

 

-   J’ai failli attendre ! Tournez vous !

 

Elle pivote sur elle-même, triturant toujours ses mains derrière son dos. Elle sent les siennes, grandes et chaudes, se poser sur ses épaules et descendre le long de ses bras nus… Il détache ses doigts mêlés et les ramène le long de son corps.

 

-   Cambrez-vous, levez la tête ! Soyez fière !

 

Il tire sur ses cheveux et dégageant sa nuque, il la respire… Elle sent son souffle dans son cou et son échine est parcourue d’un long frisson… De sa longue main chaude, il caresse son dos jusqu’à atteindre la cambrure où il insiste pour l’accentuer… Elle assure ses appuis pour lui donner satisfaction…

 

-  Bien ! Voilà qui est mieux. Écartez un peu plus les jambes et ne bougez plus !

 

Elle s’exécute, l’angoisse augmentant inexorablement… Sa main continue la descente, s’attardant sur ses rondeurs… Il lâche ses cheveux afin de caresser son ventre tendu… Elle se sent prise dans un étau… le centre de son corps ne lui appartient plus… La chaleur se diffuse en son intérieur qui lui semble instantanément se liquéfier…

 

-  Encore vos gémissements ! Vous êtes extrêmement bruyante !

 

Elle se mord les lèvres, tentant de réprimer les sons qu’elle ne maîtrise pas… Elle laisse le désir enfler… Ses seins lui semblent vouloir sortir de leur réceptacle de dentelle, leurs pointes sont douloureuses… ses jambes tremblent… son sexe pulse… Elle ondule…

 

-  Allez-vous cesser de bouger ? Je vais ôter votre jupe pour mieux vous voir.

 

Il desserre l’étau sur son ventre et ses fesses et entreprend de dégrafer le mince tissu qui la dissimule encore… Elle reprend ses esprits et s’efforce de ne pas penser au spectacle qu’elle va offrir… Il dénude sa poitrine et tourne autour d’elle, silencieux… Ses regards sur son corps quasi-nu l’électrisent…

 

-  Vous n’avez pas honte de vous montrer ainsi ? Vos seins arrogants, votre croupe tendue, vos jambes écartées…

 

Elle le perçoit comme un grand prédateur… tournant autour de sa proie sans défense… se délectant à l’avance de sa victoire… La tête lui tourne… le désir est si présent… Elle veut qu’il la touche… qu’il l’amène au plaisir… Elle n’ose plus imaginer ce qu’il pourrait lui faire… Tout son être est dans l’attente… Une tension douloureuse l’envahit…

 

-  Hum ! Vous sentez la femme… la femme en désir…

 

Son haleine brûlante est une caresse… Il pince ses seins, serrant peu à peu, lui arrachant un miaulement de douleur… Il frôle, englobe, soupèse sa poitrine sensible… Il épouse les courbes de ses hanches… jouant du bout des doigts puis empoignant fermement… Chaque pore de sa peau n’est plus que plaisir… son corps entier palpite, vit…

 

-  Savez-vous à quel point vous êtes désirable ?

 

Il caresse à pleines mains les rondeurs de ses fesses… effleure l’intérieur de ses cuisses… puis pose sa paume sur son pubis basculé et appuie ses doigts sur sa fente gonflée… Un feu s’embrase en l’instant… ravageant ses reins… brouillant son esprit… enflammant son cœur… agitant les papillons dans son ventre… explosant en inondant la main qui ne suffit plus à la tenir debout…

 

-  Vous tombez encore ! Quel spectacle ! Vous êtes si… expressive !

 

Il la recueille au creux de ses bras… l’enveloppe de sa chaleur… la couvre de sa veste… l’emmène pour la laisser revenir,  reprendre pied sur terre… et… lui sourire…

Par Lyzis
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Lundi 19 octobre 2009

Elle  s’est laissé attacher en croix, sur le grand lit aux draps de satin.

Mais maintenant elle sent pointer une angoisse qui lui serre la gorge…

Elle lui avait dit qu’elle n’était pas d’humeur ce soir. Mais maintenant, elle sait qu’elle ne l’arrêtera pas, qu’il n’aura de cesse qu’elle lui offre son plaisir.

 

Il s’assoit près d’elle. Ses deux mains trouvent la forme exacte de ses seins…

Elles les englobent, les empoignent sans brusquerie, les effleurent, jouent de leur rondeur.

Puis il fait rouler les pointes fragiles entre ses doigts, les pince juste comme elle aime, sans vraiment faire mal. Elle n’aime pas avoir mal, juste avoir la peur « d’avoir mal »...

 

Elle essaie de se concentrer, entre le désir de refuser et celui de se donner. L’idée de la douleur brouille ses esprits. Elle l’imagine et son corps réagit en palpitant d’excitation.

 

Lui, continue patiemment son œuvre. Ses lèvres ont rejoint ses doigts sur le corps sans défense. De souffles délicats en caresses musclées, il redessine les creux et les rondeurs.

 

Elle frémit de sentir sa chair aussi fort… elle résiste aux liens qui la domptent… elle épuise ses forces et s’abandonne… elle rend les armes pour s’offrir à lui.

 

Il perçoit son offrande, le désir de son corps, la souplesse ferme de ses muscles, la tension palpable de sa peau.

Il ressent les contractions et les relâchements de la femme qu’il tient entre les mains, jusqu’au fond de ses propres muscles.

Il mordille délicatement les pointes érigées, arrachant des gémissements à la belle…

 

Elle ne résiste plus du tout, arque son corps pour accentuer la tension, pour épanouir sa poitrine plus profondément, pour contenir encore un peu le feu qui couve dans son ventre.

Elle laisse s’échapper les sons du plaisir qui l’envahit, se donne à lui entièrement, consciente de lui appartenir jusqu’au plus profond de son être.

Et sans pouvoir la retenir, elle se laisse submerger par la vague qui l’inonde de l’intérieur.


Il jubile, la laisse partir, recueillant le fruit de son pouvoir sur elle. Il se rassasie de sa jouissance fulgurante, de la faiblesse de sa volonté face au plaisir qu’il lui donne, de la beauté de cette femme dans son abandon.

Et décide de ne pas la laisser souffler…

 

Par Lyzis - Publié dans : Anecdotes sucrées, salées...
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Lundi 12 octobre 2009

Depuis son retour de vacances, elle avait repris ses habitudes et sa place dans le bus qui l’emmenait au travail.

Elle n’avait pas remarqué tout de suite le nouveau passager. Mais lui, n’avait mis que trois voyages avant de prendre la place de Séverine à ses côtés -sa partenaire de transport était en Auvergne pour encore 15 jours-.

Il s’était montré de bonne compagnie, s’intéressant aux autres voyageurs, lui posant beaucoup de questions… Peu à peu, il en était venu aux confidences –se montrant modeste et drôle-, puis aux questions plus personnelles.

Il la distrayait et elle trouvait cela fort agréable. Elle se laissait séduire par son humour. Il savait entourer ses interrogations les plus intimes, d’une légèreté malicieuse et elle se surprenait à se livrer plus que de coutume.

 

Ce qui lui évita de succomber à ses charmes, fut cette discussion enflammée sur les différences entre les désirs féminins et masculins…

Il avait amené le sujet assez rapidement et la poussait à exprimer ses opinions contradictoires, quand elle se rendit compte, qu’il ne parlait qu’à ses lèvres…

Elle tentait désespérément de capter son regard - le sujet lui semblant polémique - mais ses yeux ne fixaient que sa bouche…

Elle agitait les mains –comme toujours quand elle défendait un point de vu- il ne les regardait même pas…

Il semblait hypnotisé par le mouvement de ses lèvres…

Elle finit par se taire. Il ne la regarda pas plus dans les yeux pour lui poser d’autres questions.

Le désir qu’il avait de sa bouche, lui paru soudain si évident, qu’elle se senti mal à l’aise… Il la dévorait littéralement des yeux, il buvait ses mots comme on salive à l’avance devant un dessert interdit…

 

Les jours suivants, elle se fit plus distante, moins loquace, observant son manège…

Il ne sembla pas s’en apercevoir et poursuivi avec assiduité son numéro de charme, tout en maîtrisant de moins en moins son obsession pour la bouche pleine et peinte de son interlocutrice.

Il fini tout de même par lui demander ce qui la rendait triste.

Elle commença par affirmer qu’elle allait très bien, qu’elle n’était pas triste du tout.

Mais son regard  de convoitise et la façon dont il se mordit la lèvre inférieure dès qu’elle ouvrit la bouche lui ôtèrent toute réserve. Elle déversa alors sur lui son dégout, l’affubla de sa rancœur, le repoussa hors de son monde et lui tourna définitivement le dos.

Il ne réagit pas, stupéfait sans doute d’une réaction aussi violente. Les autres voyageurs l’entouraient d’un silence déconcerté.

 

Il ne reprit jamais le bus…

Elle y repense souvent, se demandant ce qu’il pouvait imaginer en regardant ses lèvres, qu’aucun de ses amants n’avaient jamais dévorées aussi intensément des yeux…

Par Lyzis - Publié dans : Fantaisies imaginaires
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